Réussir la réforme territoriale

Posté par saintmichelps91 le 7 août 2014

Suite aux élections municipales et communautaires mais aussi aux européennes, le gouvernement a décidé de travailler à la simplification de ce que l’on appelle souvent « le mille-feuille » administratif.

Les résultats de ces scrutins expriment un besoin de clarification des missions et des compétences de chaque institution mais aussi une demande forte de proximité avec les décideurs locaux. Alors que les débats sur la fusion des régions et la suppression des départements sont en cours au Parlement, l’avenir des métropoles et des intercommunalités sera au cœur de l’actualité locale et nationale des prochaines semaines.

Ainsi, les premières décisions suite au vote de la loi « MAPAM » du 27 janvier 2014 interviendront dès la fin du mois d’août, notamment en Essonne et dans le Val d’Orge. Ce texte qui prévoit la création de la Métropole du Grand Paris prévoit également la création  d’intercommunalités d’au moins 200 000 habitants dans les départements de la grande couronne.

S’il apparaît essentiel pour certains territoires de se regrouper, pour mutualiser des moyens et renforcer l’aventure intercommunale, le législateur a prévu la possibilité de déroger à ce seuil démographique pour tenir compte des caractéristiques de certains territoires.

Première agglomération créée en Essonne en 2001, le Val d’Orge est aujourd’hui reconnu comme une intercommunalité de référence au niveau régional. Une Agglomération qui a pris en charge de nombreuses compétences de proximité et qui s’est construite pas à pas sur la base d’une histoire partagée et d’une identité commune. C’est pour préserver la cohérence de notre projet de territoire que l’ensemble des Conseillers communautaires du Val d’Orge, de toutes tendances politiques confondues, demandent aujourd’hui une dérogation au Préfet. C’est aussi la demande de l’ensemble des Conseillers municipaux de Saint Michel sur Orge car il nous semble important de conserver la maîtrise de notre cadre de vie, de notre urbanisme et de notre fiscalité locale.

Il nous semble également essentiel de défendre nos services de proximité et d’éviter la création d’une super structure éloignée des habitants. Une « Nouvelle agglomération » décidée sans consultation des habitants et contre l’avis des élus, une intercommunalité déconnectée de notre bassin de vie qui ne répondrait pas aux enjeux.

 Nous espérons être entendus pour réussir la réforme et dans le cas contraire, nous serons présents dès la rentrée prochaine auprès des élus de la communauté d’agglomération pour défendre nos villes et leurs habitants.

Alice SEBBAG

Conseillère municipale du Parti Socialiste

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Réforme des rythmes scolaires

Posté par saintmichelps91 le 30 juillet 2014

Priorité du programme de François Hollande, l’éducation a figuré dans les « 60 engagements » et s’est traduite notamment par la réforme des rythmes scolaires, mesure marquante des gouvernements « Ayrault » puis « Valls », élaborée par les ministres Peillon puis Hamon. Le constat initial est que depuis la mise en place de la semaine de quatre jours en 2008, les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE : 144 jours contre 187 jours en moyenne. Ils subissent de ce fait des journées plus longues et plus chargées. Il fallait réformer la journée d’apprentissage des écoliers français et organiser les heures de classes en prenant en compte l’équilibre de l’enfant, en identifiant les moments où il est le plus disposé à la concentration et lui donner la possibilité de se développer personnellement au travers d’ateliers dits TAP proposant des activités sportives, artistiques, etc. Cette réforme a été, et en tous les cas, devait être l’occasion de mettre en discussion tous les acteurs de l’éducation de l’enfant à l’école : associations de parents d’élèves, enseignants, services péri et extra scolaire, Atsem, personnels d’entretien et d’office.

Grandes lignes : étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin ou le samedi matin, une journée de classe de 5 heures 30 maximum et une demi-journée de 3 heures 30 maximum ; une pause méridienne de 1 heure 30 au minimum mise en place dans les communes dès la rentrée de 2013 ou à la rentrée de 2014. L’épineuse question du financement n’a pas manqué d’être soulevée : en résumé, par le biais d’un fonds exceptionnel, pour les communes ayant décidé de mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013, une dotation forfaitaire de 50 euros à 90 euros par élève, selon les villes. Somme reconduite à la rentrée 2014, à hauteur de 45 euros par élève. Parmi les communes ayant choisi de reporter l’application de la réforme à la rentrée 2014, seules celles éligibles à la DSU cible ou à la DSR cible toucheront ces 45 euros par élève.

Dans notre ville, la réforme scolaire sera appliquée dans les écoles, à la rentrée 2014. Les grandes lignes de l’organisation : fin de la classe tous les jours à 16h00 sauf le mercredi, à 11h30 ; pause méridienne de 2 heures au lieu d’1h30. Les ateliers proposant diverses activités auront lieu le vendredi après-midi à partir de 15h00 et la participation à ces ateliers sera, même de façon modique, payante alors que certaines villes ont réussi une mise en place gratuite et de qualité. En revanche, il n’y aura plus d’accueil périscolaire à partir de 18h30.

La place réservée à cet article ne permet pas de retracer l’ensemble des débats qui ont eu lieu. Le bilan tiré par les villes ayant déjà expérimenté la réforme est positif même si pour le développement humain et à plus forte raison, pour l’enfant pour qui la réforme a été créée, des améliorations seront toujours nécessaires.

Espérons qu’ici et ailleurs, les responsables politiques de tous bords seront en mesure de prendre en compte toutes les suggestions qui permettront l’amélioration du développement de l’enfant.

La rédaction

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En 2014, une fiscalité en faveur des Français

Posté par saintmichelps91 le 15 juillet 2014

Les mesures annoncées par Manuel Valls sont claires. Pour le Premier Ministre, un geste sur la fiscalité s’impose : faire sortir du champ de l’impôt un grand nombre de ménages entrés récemment dans l’imposition sur le revenu, depuis 2013. Ce nombre a beaucoup plus augmenté que les années précédentes, notamment en raison du gel du barème décidé par Nicolas Sarkozy avant l’élection présidentielle de 2012. De ce fait, certaines mesures fiscales ont, soit rendu imposables des ménages qui ne l’étaient pas, soit ont augmenté l’imposition d’autres ménages qui n’avaient pourtant connu aucune augmentation de revenus ou même de changement dans leur situation de famille. Un geste fiscal d’1 milliard d’euros est fait en faveur des ménages et 3,5 millions de foyers fiscaux sont concernés. Sur ce total, 1,8 million de ménages vont sortir de l’impôt dès septembre et 600 000 vont continuer à ne pas être imposés.

Pour les autres, la réduction d’impôt sera fonction du seuil de revenus et n’aura pas le régime d’un crédit d’impôt ; cette réduction forfaitaire serait de 350 € pour un célibataire et 700 € pour un couple. Certains ménages verront donc leur impôt réduit voire annulé. Ces mesures vont être financées par la manne issue de la lutte contre l’évasion fiscale et ont pour but de faire sortir le plus de personnes de l’impôt sur le revenu (20 millions de Français payent l’impôt en 2013 alors qu’ils n’étaient que 17 millions en 2010).

Le Premier Ministre consent un second geste sur la taxe d’habitation pour les bas revenus, afin d’éviter que les ménages non imposables sur le revenu y soient soumis. Pour les entreprises, pour favoriser la création d’emplois 4,5 milliards seront consacrés à la baisse du coût du travail. Le Premier Ministre prévoit aussi de réaliser des économies par de nouvelles coupes dans les dépenses des ministères à hauteur de 1,6 milliard d’euros. Malgré un climat économique difficile, le Premier Ministre a voulu, à travers ces mesures, tenir les engagements du Président de la République envers les Français, réduire la pression fiscale, augmenter le pouvoir d’achat et favoriser le retour à l’emploi. Ainsi, le « gouvernement Valls » ne pourra pas être accusé d’immobilisme.

Maurice BOYÉ

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Quand l’abject le dispute à l’ignominie

Posté par saintmichelps91 le 1 juillet 2014

Plus de 200 jeunes filles sont enlevées au Nord du Nigeria, par le tristement célèbre groupe armé Boko Haram. Enlevées au sein d’un établissement scolaire dans lequel elles viennent recevoir une instruction, au cœur d’une Afrique où parfois il faut choisir lequel de ses enfants sera scolarisé ; et souvent les jeunes filles font les frais de ce dramatique choix.

Alors qu’en de nombreux lieux de par le monde, les filles ne présentent d’intérêt que par rapport à ce qu’elles peuvent rapporter par les mariages auxquels elles sont soumises, leurs parents n’ont pas hésité. Ils ont donné assez de considération à leurs filles pour ne pas se laisser séduire par les idées rétrogrades prônées par Boko Haram qui s’oppose à toute éducation non islamique.

Cet enlèvement est un acte abominable qui doit être combattu, d’autant plus que Boko Haram qui, dans l’indifférence générale depuis des années sème la terreur au Nord du Nigéria (attentats contre les Nations Unies, la Presse, les églises etc…), a récidivé récemment par l’enlèvement de 60 femmes et enfants. Le hashtag « BRINGBACKOURGIRLS » ne suffit plus : il faut aller plus loin. Les autorités politiques et militaires (nationales et internationales) se doivent d’être des alliés et doivent être perçues comme tels par les populations. Elles doivent travailler au développement économique du Nord du Nigeria pour isoler Boko Haram qui ne pourra plus s’appuyer sur le sentiment d’exclusion de ces populations afin de  s’attirer leur sympathie, car c’est de là que ces groupuscules tirent leur force pour instaurer la terreur.

Ce qui se joue ici, n’est pas juste un combat contre le terrorisme, c’est un combat pour la paix, un combat contre l’obscurantisme. Il est important de neutraliser ces groupuscules avant que la peur installée au cœur des villages ne ferme définitivement la porte à l’ouverture sur le Monde.

Annie EYENGUE

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Voirie : des choix techniques et une exécution perfectibles

Posté par saintmichelps91 le 5 mars 2013

Les Saint-Michellois sont de plus en plus nombreux à savoir que les services d’entretien des axes de circulation, qu’ils soient piétonniers, cyclables ou carrossables, ont été mutualisés au sein de la communauté d’agglomération de la vallée de l’orge ; c’est la compétence voirie.

Ceci dit, les priorités restent définies par chaque municipalité, seul le budget est mis en commun pour escompter des économies d’échelle. La responsabilité de la majorité municipale n’est donc pas dégagée lorsque des choix approximatifs sont proposés ou que la qualité de l’exécution est sujette à amélioration.

Exemple n° 1 : Croisement rue des Processions – rue du Clos Giboux. Il y a quelques semaines, une demi-douzaine de plots en plastique a été vissée au centre de la chaussée, pour matérialiser visuellement les portions dévolues aux deux sens de circulation. L’expérimentation a duré en tout et pour tout quelques heures : l’aménagement de ce virage rendait impossible la circulation des bus ! Si l’on conçoit volontiers la finalité de ces études financées par les impôts locaux, il est très difficile pour les habitants de comprendre le non remplacement du miroir parabolique, déposé au même endroit depuis des années. Ce miroir sécurisait la manœuvre des usagers tournant à gauche en indiquant clairement, de nuit et surtout en journée, la proximité d’usagers remontant de la mairie. Après de nombreuses demandes transmises par le Conseil de Quartier Ancien – Les Glaises (CQ n° 2) restées vaines, des familles craignant pour leur sécurité, en sont réduites à consentir à un long détour. Vue du profane, la pose du miroir ne coûte pourtant pas cher. Au-delà du problème de sécurité, l’absence de pédagogie pour expliquer aux citoyens la dépose d’un miroir qui n’avait rien d’accidentogène illustre un véritable souci de démocratie locale. L’absence d’accrochage dans ce virage ne doit pas inciter à l’indifférence face au stress des automobilistes qui y sont confrontés jour après jour.

Exemple n° 2 : Croisement rue Fontaine de l’orme – rue Jacques Prévert – rue de la Ferté. La rue la plus large, jusqu’ici prioritaire, a désormais le même statut que les 2 autres, dans un jeu généralisé de priorités à droite. Encore une fois la légitimité de l’expérimentation n’est pas en cause ; dans le cas d’espèce, sa signalisation horizontale avec des bandes orange peintes au sol, et donc non exclusivement verticale aurait à coup sûr évité les accrochages verbaux et métalliques qui ont suivi sa mise en place, l’un des automobilistes ayant raison selon l’ancienne configuration, le second n’ayant pas tort, d’après la nouvelle configuration des lieux.

Exemple n° 3 : Aménagement du sentier Gallot, tronçon parallèle à la voie ferrée. Moins d’un an après la réfection de ce chemin piétonnier, les racines d’arbres ont commencé à éclater par endroits le bitume rouge. Il était pourtant possible d’anticiper ce désagrément en creusant juste un peu plus profondément pour révéler et sectionner ces racines sans compromettre la vie des arbres et des arbustes. A un moment donné quelqu’un n’a pas su défendre l’intérêt du contribuable saint-michellois, cette personne a failli à son devoir de contrôle de la bonne exécution des travaux. Pour ne rien arranger le long de ce chemin, les trois quarts des 16 lampadaires sont inopérants, ce qui par ces temps de pénombre hivernale, expose les marcheurs aux accidents de plain pied : aspérités du sol et déjections canines certes biodégradables mais quand même.

Exemple n° 4 : Longévité des colmatages des nids de poule. Ces rustines qui font suite aux rigueurs (toujours présentes) de l’hiver sont posées avec une insoutenable légèreté. Au lieu de préparer les bords de la crevasse pour que le nouveau matériau accroche mieux, le travail est exécuté comme si l’objectif était précisément de garantir la reprise de l’activité l’année suivante. Quelqu’un devrait dire non à cette stratégie.

Non, il n’y a pas de fatalité. Une attention plus soutenue au bien-être des habitants de notre ville, à leur sécurité sur la voie publique, à l’amélioration de leur cadre de vie est non seulement souhaitable et légitime mais aussi possible et surtout sans taper chaque année dans leur porte-monnaie.

 Le Bureau de la Section

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