Quand l’abject le dispute à l’ignominie

Posté par saintmichelps91 le 1 juillet 2014

Plus de 200 jeunes filles sont enlevées au Nord du Nigeria, par le tristement célèbre groupe armé Boko Haram. Enlevées au sein d’un établissement scolaire dans lequel elles viennent recevoir une instruction, au cœur d’une Afrique où parfois il faut choisir lequel de ses enfants sera scolarisé ; et souvent les jeunes filles font les frais de ce dramatique choix.

Alors qu’en de nombreux lieux de par le monde, les filles ne présentent d’intérêt que par rapport à ce qu’elles peuvent rapporter par les mariages auxquels elles sont soumises, leurs parents n’ont pas hésité. Ils ont donné assez de considération à leurs filles pour ne pas se laisser séduire par les idées rétrogrades prônées par Boko Haram qui s’oppose à toute éducation non islamique.

Cet enlèvement est un acte abominable qui doit être combattu, d’autant plus que Boko Haram qui, dans l’indifférence générale depuis des années sème la terreur au Nord du Nigéria (attentats contre les Nations Unies, la Presse, les églises etc…), a récidivé récemment par l’enlèvement de 60 femmes et enfants. Le hashtag « BRINGBACKOURGIRLS » ne suffit plus : il faut aller plus loin. Les autorités politiques et militaires (nationales et internationales) se doivent d’être des alliés et doivent être perçues comme tels par les populations. Elles doivent travailler au développement économique du Nord du Nigeria pour isoler Boko Haram qui ne pourra plus s’appuyer sur le sentiment d’exclusion de ces populations afin de  s’attirer leur sympathie, car c’est de là que ces groupuscules tirent leur force pour instaurer la terreur.

Ce qui se joue ici, n’est pas juste un combat contre le terrorisme, c’est un combat pour la paix, un combat contre l’obscurantisme. Il est important de neutraliser ces groupuscules avant que la peur installée au cœur des villages ne ferme définitivement la porte à l’ouverture sur le Monde.

Annie EYENGUE

Publié dans International, Libertés, Société | Pas de Commentaire »

Saint-Michel-sur-Orge et les villes jumelées

Posté par saintmichelps91 le 1 décembre 2012

Le 25ème anniversaire du jumelage entre Püttlingen et Saint-Michel-sur-Orge a été célébré les 8-9 septembre derniers. L’occasion de revivre l’amitié franco-allemande. Une amitié jamais démentie depuis cette date mémorable du 22 janvier 1963 où le chancelier allemand Konrad Adenauer et le président français Charles de Gaulle ont signé au palais de l’Élysée le traité bilatéral éponyme. Le député de la 10ème circonscription de l’Essonne, dans son allocution à l’adresse de nos amis de Püttlingen, est revenu sur les 50 ans d’un traité dont les objectifs incluaient la coopération dans les domaines des relations internationales, de la défense et de l’éducation. Les deux signataires souhaitaient que ce ne soit pas un traité décidé par les chefs d’États, mais que les citoyens se rapprochent les uns vers les autres, notamment les Jeunes et qu’un travail soit fait sur l’apprentissage des langues et l’équivalence des diplômes. Des rencontres thématiques et des initiatives privées devraient redonner un nouvel élan au jumelage entre nos deux villes. Les Socialistes de Saint-Michel-sur-Orge y contribuent, par les relations d’amitié qu’ils entretiennent depuis plusieurs années avec leurs Camarades du Sozialdemokratische Partei Deutschlands (SPD) de Püttlingen.

La situation du jumelage avec la ville malienne de Ber est elle aussi au beau fixe, mais les troubles dans le Nord du pays ne peuvent laisser indifférent aucun humaniste. L’action internationale du chef de l’Etat français a abouti à l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant le désordre orchestré par les rebelles, et les invitant à déposer les armes, sous peine d’une action militaire que conduiront les états africains et à laquelle notre pays apportera son soutien logistique. A l’occasion de son premier voyage en Afrique depuis son accession à l’Élysée, dans des interventions respectueuses de ses hôtes, François Hollande a rappelé que tout continuera à être mis en œuvre pour obtenir la libération de nos compatriotes retenus en otage, que les conseillers autoproclamés de la Françafrique trouveraient désormais porte close au palais de l’Élysée, et que la France ne se laisserait pas intimider. Au-delà de la reconnaissance morale de la traite négrière et du crime contre l’humanité qu’est l’esclavage, le Président a appelé à un développement partagé avec l’Afrique, continent d’avenir pour la planète et pour l’économie mondiale. Une attitude différente que nos amis Maliens ont sans doute appréciée, comme nombre d’Africains, tout simplement.

Maurice BOYÉ

Publié dans Europe, International, PS, Vie locale | Pas de Commentaire »

Appel commun du PS et du CSM à voter F. Hollande le 6 mai 2012

Posté par saintmichelps91 le 3 mai 2012

logo PSLE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT

APPEL COMMUN DU PARTI SOCIALISTE ET DU COMITÉ POUR logo CSM

SAINT-MICHEL, À VOTER FRANÇOIS HOLLANDE le 6 MAI 2012

 

François Hollande a désormais la responsabilité d’arrêter la politique injuste et élitiste menée par Nicolas Sarkozy depuis 10 ans. Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Pierre Laurent ont déjà appelé clairement et sans négociation à soutenir François Hollande. Le changement d’orientation maintenant, aussi bien en France, en Europe que dans le monde est à portée de mains, dans l’impérieux intérêt du peuple et de la majorité silencieuse, trop longtemps écrasée par la politique menée par Nicolas Sarkozy.

François Hollande apportera le changement.

Vie publique : Changement en France pour une moralisation et une humanisation de la vie publique.

Economie, Emploi : Ré-industrialisation et meilleure redistribution des richesses.

Europe : Changement en Europe pour une gouvernance qui replace l’humain et le progrès social au centre du projet européen.

Le candidat du rassemblement a toujours indiqué sa volonté de renégocier, une fois élu, le traité signé en mars 2012 à l’initiative d’Angela Merkel pour renforcer la discipline en matière de finances publiques des pays européens, en y adjoignant un pacte de croissance. L’idée a fait son chemin, et Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, s’est dit le 25 avril favorable à ce pacte de croissance.

Finance : Changement dans le monde avec des décisions qui remettront à leur place les banques et les financiers qui ont déclenché la crise dramatique que nous connaissons.

Le Parti Socialiste et le Comité pour Saint-Michel se réjouissent de la forte participation du 22 avril et de l’adhésion des Français au programme déjà soutenu par le PRG, le MRC et le MUP. A Saint-Michel-sur-Orge, François Hollande a réalisé un score de 31,72 %, supérieur de 3 points au résultat national (28,63 %). Intensifions maintenant cette dynamique de changement. L’appel de EELV, du PCF et du PG à battre celui qui a détruit notre modèle social et nos valeurs doit être amplifié.

Le 22 avril, F. Hollande est arrivé en tête dans chacun des 14 bureaux de vote de saint-Michel-sur-Orge, et donc devant N. Sarkozy.FH

Résultats du premier tour à St-Michel/Orge

Bureaux de vote F. Hollande N. Sarkozy
1 – Hôtel de Ville 26,89 % 25,21 %
2 – Club Retraités 31,04 % 23,43 %
3 – Jules Ferry 27,35 % 26,12 %
4 – Lormoy 30,70 % 27,98 %
5 – Pablo Picasso 28,76 % 26,68 %
6 – Restaurant communal 29,97 % 25,07 %
7 – Blaise Pascal 34,24 % 23,50 %
8 – Saint Saëns 34,32 % 21,14 %
9 – Descartes 1 34,50 % 18,24 %
10 – Descartes 2 32,45 % 17,48 %
11 – Jules Verne 34,86 % 25,11 %
12 – Fontaine Orme 30,10 % 20,80 %
13 – Genêts 39,14 % 16,93 %
14 – Lamartine 33,05 % 20,30 %


L’avenir de notre pays se trouve aujourd’hui dans notre bulletin de vote de citoyens LIBRES et ÉGAUX en droits. Dans la FRATERNITÉ républicaine, la voix de chacun d’entre nous pèse autant, quel que soit son statut.

Venez nombreux le 6 mai pour exiger le changement en votant François Hollande.

ON NE CONTINUE PAS, ON CHANGE !

Parti Socialiste – Section de Saint-Michel-sur-Orge                              Comité pour Saint-Michel

Publié dans Emploi, Europe, International, Politique, Vie locale | 2 Commentaires »

Sauvetage du triple A : solidarité de la zone CFA envisagée alors qu’un quart des entreprises du CAC 40 échappe à l’impôt

Posté par saintmichelps91 le 28 février 2012

En ces temps difficiles de crises multiformes, le gouvernement a donc répondu par un premier puis un second plan d’austérité. Entre les deux, via un aménagement cosmétique du bouclier fiscal, il a feint de demander plus d’efforts aux contribuables les plus fortunés. Que dire cependant de ces entreprises qui échappent à l’impôt ?

Total, Danone, Suez Environnement et 25% de leurs congénères du CAC 40 n’ont pas payé d’impôt en France en 2009, l’effort étant supporté par les PME-PMI et les classes dites moyennes. Les astuces comptables sont notoires : report des pertes des filiales déficitaires sur les autres, déduction des pertes sur plusieurs années, déduction d’intérêts d’emprunts contractés aux seules fins de l’optimisation fiscale. Cela a coûté à l’état 66 milliards d’euros en 2009 et près de 72 en 2010 contre 18 en 2005, année de braderie des autoroutes par la Droite, donneuse de leçons de bonne gestion, pour la modique somme de 15 milliards d’euros, privant l’état d’un milliard d’euros de recettes annuelles.

Les milieux autorisés annoncent et dénoncent une nouvelle dévaluation du franc CFA, hypothèse de travail qui viserait à faire supporter par nos ‛anciennes’ colonies 40% de l’effort exigé par nos voisins européens pour stabiliser la zone euro ! Comme l’écrivait le Sénégalais Sembène Ousmane en 1965 dans Le Mandat, nous pourrions donc sucer les os d’un cadavre centenaire, ponctionner davantage les pays africains qui pour survivre comptent sur 17 milliards d’euros envoyés chaque année par leur diaspora, et demander à l’étranger de rentrer chez lui. Ainsi va la solidarité internationale, vue sous le prisme de l’UMP, qui ne sait pas quoi inventer pour résorber les déficits qu’elle creuse.

Samuel NGUEFEU

Publié dans Economie, International, Société | Pas de Commentaire »

Perestroïka au Proche-Orient, et après…

Posté par saintmichelps91 le 27 mars 2011

Sidi Bouzid [Tunisie], 19.12.2010, manifestations contre le chômage et la vie chère. Elles s’amplifient en une « révolution du jasmin » qui touche tout le pays. Les tentatives de Zine El-Abidine Ben Ali pour calmer la population échouent. Le 14.01.2011, il se réfugie à Djeddah en Arabie Saoudite. Une note diplomatique confidentielle divulguée par Wikileaks affirme que pour le Quai d’Orsay, la Tunisie était le pays le plus stable du Maghreb. Au delà des nécessaires échanges étatiques, les relations personnelles entretenues par des membres du gouvernement avec des proches du pouvoir déchu étaient-elles inéluctables ? 

Le 25.01.2011, la population égyptienne prend le relais. 18 jours plus tard le raïs Hosni Moubarak démissionne de ses fonctions de président, après avoir essayé de s’accrocher en renonçant à se représenter puis en validant le principe d’amender la constitution et en levant les restrictions imposées aux medias. Le voisin hébreux, et avec lui quelques chancelleries occidentales redoutent l’avènement de la confrérie islamique des frères musulmans, interdite depuis 1954. 

Le 04.02.2011 en Jordanie, face à la grogne, le roi Abdallah limoge son Premier ministre, et propose en vain aux Islamistes de participer au gouvernement. 

Alger, le 12.02.2011, l’opposition fait manifester 2000 personnes. 30 000 policiers sont déployés. Le président Abdelaziz Bouteflika concède la fin prochaine du couvre-feu, en vigueur depuis 1992. Une semaine plus tard, le couvercle de la cocotte-minute s’ouvre de nouveau. 

Par anticipation, les dirigeants iraniens interdisent les rassemblements prévus à Téhéran, en soutien aux peuples tunisien et égyptien. Objectif : éviter à tout prix une réédition de l’ « insurrection verte »de 2009. 

13.02.2011, à Sanaa [Yémen], 2000 manifestants évoluent vers le palais présidentiel dont le locataire, Ali Abdallah Saleh, est en place depuis 32 ans. La population demande la fin du népotisme dans l’armée, la police, le gouvernement. Beaucoup plus tard, Saleh se dit prêt à démissionner si on lui permet de se retirer dignement. Il accuse Israël et les Etats-Unis, même si le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, déclare que la chute de Saleh compliquerait la lutte contre Al-Qaida. 

Le 14.02.2011, au Bahreïn, le roi annonce le versement de 2000 € à chaque famille, pour acheter le calme. Les manifestants veulent la démission du premier ministre, en place depuis 40 ans. 

Maroc, le 08.02.2011, un chômeur de 23 ans lance sur les réseaux sociaux un appel à manifester le 20.02.2011, en s’interdisant de parler du roi dont les discours sont sacrés : « le dictateur ce n’est pas le roi, c’est le régime ». En dépit des détracteurs qui l’accusent d’être à la solde de services étrangers, de nombreux marocains descendent dans la rue à la dite date. Mohammed VI accepte une réforme de la constitution. Il promet de renforcer le rôle du Premier ministre, et d’autres mesures sur le pluralisme, les droits de l’homme et les libertés civiques. 

Libye, 20.02.2011, 100 morts. La ville de Manama tombe aux mains de l’opposition, de même que Benghazi et d’autres villes de l’Est, grâce au ralliement de policiers et de militaires. Riposte à l’arme lourde : 400 morts en une semaine. Les troupes de Mouammar Kadhafi reprennent le contrôle de certaines positions avant que la coalition internationale ne décide d’intervenir en bombardant des objectifs ciblés. Accessoirement, le « guide » libyen demande à Nicolas Sarkozy de rembourser les sommes qu’il a reçues pour financer sa campagne de 2007. 

Syrie, 15.03.2011, face à la contestation, Bachar al-Assad annonce la levée de l’état d’urgence, en vigueur depuis 1963, et libère quelque 300 détenus politiques. A Deraa, la statue de Hafez al-Assad (qui est resté 30 ans au pouvoir avant de s’éclipser pour son fils) a été déboulonnée. 

Un sujet d’actualité chassant l’autre, les soulèvements populaires ont totalement occulté la question ivoirienne et ses deux gouvernements, ou l’élection présidentielle en Haïti. Si toutes les grandes démocraties semblent avoir été surprises par la tournure des événements, il reste que certaines ont réagi plus vite, et que d’autres ont joué les suiveuses. Espérons que le monde ne découvrira pas, après coup, que les choses ont dégénéré alors que les regards étaient tous braqués vers la Méditerranée. 

Le Proche-Orient, berceau des trois grandes religions monothéistes sera-t-il aussi celui d’une révision générale des équilibres établis depuis 50 ans, sur le dos de populations restées trop longtemps dociles ? Osons une question encore taboue : ce vent de perestroïka sera-t-il annihilé par les tempêtes du désert, ou pourra-t-il traverser le Sahara et éclairer d’une lumière nouvelle la situation sociopolitique en Afrique noire ? Des messages internet et SMS circulent pour demander au président camerounais Paul Biya de renoncer à briguer un sixième mandat en septembre 2011. Notre pays saura-t-il tourner le dos à la françafrique et réaffirmer, cf. F. Fillon à propos de l’Egypte, que « Nous n’avons pas à nous poser en donneur de leçons. C’est aux responsables concernés qu’il appartient de répondre aux aspirations de leurs populations » ? Il nous faudra résister à la tentation d’une cécité et d’une surdité toutes coupables, mais aussi sans doute nous abstenir d’intervenir militairement, en invoquant des accords d’un autre temps, qui mériteraient un sérieux dépoussiérage.

Samuel NGUEFEU 

Publié dans International, Libertés | Pas de Commentaire »

123
 

Mareil Autrement |
Etudiants du lycée Bertran ... |
Bienvenue sur le blog du RC... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Nouveau Centre Montbard
| MARS Centrafrique
| Bling-bang-blog du 6 mai