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Réforme des rythmes scolaires

Posté par saintmichelps91 le 30 juillet 2014

Priorité du programme de François Hollande, l’éducation a figuré dans les « 60 engagements » et s’est traduite notamment par la réforme des rythmes scolaires, mesure marquante des gouvernements « Ayrault » puis « Valls », élaborée par les ministres Peillon puis Hamon. Le constat initial est que depuis la mise en place de la semaine de quatre jours en 2008, les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE : 144 jours contre 187 jours en moyenne. Ils subissent de ce fait des journées plus longues et plus chargées. Il fallait réformer la journée d’apprentissage des écoliers français et organiser les heures de classes en prenant en compte l’équilibre de l’enfant, en identifiant les moments où il est le plus disposé à la concentration et lui donner la possibilité de se développer personnellement au travers d’ateliers dits TAP proposant des activités sportives, artistiques, etc. Cette réforme a été, et en tous les cas, devait être l’occasion de mettre en discussion tous les acteurs de l’éducation de l’enfant à l’école : associations de parents d’élèves, enseignants, services péri et extra scolaire, Atsem, personnels d’entretien et d’office.

Grandes lignes : étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin ou le samedi matin, une journée de classe de 5 heures 30 maximum et une demi-journée de 3 heures 30 maximum ; une pause méridienne de 1 heure 30 au minimum mise en place dans les communes dès la rentrée de 2013 ou à la rentrée de 2014. L’épineuse question du financement n’a pas manqué d’être soulevée : en résumé, par le biais d’un fonds exceptionnel, pour les communes ayant décidé de mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013, une dotation forfaitaire de 50 euros à 90 euros par élève, selon les villes. Somme reconduite à la rentrée 2014, à hauteur de 45 euros par élève. Parmi les communes ayant choisi de reporter l’application de la réforme à la rentrée 2014, seules celles éligibles à la DSU cible ou à la DSR cible toucheront ces 45 euros par élève.

Dans notre ville, la réforme scolaire sera appliquée dans les écoles, à la rentrée 2014. Les grandes lignes de l’organisation : fin de la classe tous les jours à 16h00 sauf le mercredi, à 11h30 ; pause méridienne de 2 heures au lieu d’1h30. Les ateliers proposant diverses activités auront lieu le vendredi après-midi à partir de 15h00 et la participation à ces ateliers sera, même de façon modique, payante alors que certaines villes ont réussi une mise en place gratuite et de qualité. En revanche, il n’y aura plus d’accueil périscolaire à partir de 18h30.

La place réservée à cet article ne permet pas de retracer l’ensemble des débats qui ont eu lieu. Le bilan tiré par les villes ayant déjà expérimenté la réforme est positif même si pour le développement humain et à plus forte raison, pour l’enfant pour qui la réforme a été créée, des améliorations seront toujours nécessaires.

Espérons qu’ici et ailleurs, les responsables politiques de tous bords seront en mesure de prendre en compte toutes les suggestions qui permettront l’amélioration du développement de l’enfant.

La rédaction

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En 2014, une fiscalité en faveur des Français

Posté par saintmichelps91 le 15 juillet 2014

Les mesures annoncées par Manuel Valls sont claires. Pour le Premier Ministre, un geste sur la fiscalité s’impose : faire sortir du champ de l’impôt un grand nombre de ménages entrés récemment dans l’imposition sur le revenu, depuis 2013. Ce nombre a beaucoup plus augmenté que les années précédentes, notamment en raison du gel du barème décidé par Nicolas Sarkozy avant l’élection présidentielle de 2012. De ce fait, certaines mesures fiscales ont, soit rendu imposables des ménages qui ne l’étaient pas, soit ont augmenté l’imposition d’autres ménages qui n’avaient pourtant connu aucune augmentation de revenus ou même de changement dans leur situation de famille. Un geste fiscal d’1 milliard d’euros est fait en faveur des ménages et 3,5 millions de foyers fiscaux sont concernés. Sur ce total, 1,8 million de ménages vont sortir de l’impôt dès septembre et 600 000 vont continuer à ne pas être imposés.

Pour les autres, la réduction d’impôt sera fonction du seuil de revenus et n’aura pas le régime d’un crédit d’impôt ; cette réduction forfaitaire serait de 350 € pour un célibataire et 700 € pour un couple. Certains ménages verront donc leur impôt réduit voire annulé. Ces mesures vont être financées par la manne issue de la lutte contre l’évasion fiscale et ont pour but de faire sortir le plus de personnes de l’impôt sur le revenu (20 millions de Français payent l’impôt en 2013 alors qu’ils n’étaient que 17 millions en 2010).

Le Premier Ministre consent un second geste sur la taxe d’habitation pour les bas revenus, afin d’éviter que les ménages non imposables sur le revenu y soient soumis. Pour les entreprises, pour favoriser la création d’emplois 4,5 milliards seront consacrés à la baisse du coût du travail. Le Premier Ministre prévoit aussi de réaliser des économies par de nouvelles coupes dans les dépenses des ministères à hauteur de 1,6 milliard d’euros. Malgré un climat économique difficile, le Premier Ministre a voulu, à travers ces mesures, tenir les engagements du Président de la République envers les Français, réduire la pression fiscale, augmenter le pouvoir d’achat et favoriser le retour à l’emploi. Ainsi, le « gouvernement Valls » ne pourra pas être accusé d’immobilisme.

Maurice BOYÉ

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Quand l’abject le dispute à l’ignominie

Posté par saintmichelps91 le 1 juillet 2014

Plus de 200 jeunes filles sont enlevées au Nord du Nigeria, par le tristement célèbre groupe armé Boko Haram. Enlevées au sein d’un établissement scolaire dans lequel elles viennent recevoir une instruction, au cœur d’une Afrique où parfois il faut choisir lequel de ses enfants sera scolarisé ; et souvent les jeunes filles font les frais de ce dramatique choix.

Alors qu’en de nombreux lieux de par le monde, les filles ne présentent d’intérêt que par rapport à ce qu’elles peuvent rapporter par les mariages auxquels elles sont soumises, leurs parents n’ont pas hésité. Ils ont donné assez de considération à leurs filles pour ne pas se laisser séduire par les idées rétrogrades prônées par Boko Haram qui s’oppose à toute éducation non islamique.

Cet enlèvement est un acte abominable qui doit être combattu, d’autant plus que Boko Haram qui, dans l’indifférence générale depuis des années sème la terreur au Nord du Nigéria (attentats contre les Nations Unies, la Presse, les églises etc…), a récidivé récemment par l’enlèvement de 60 femmes et enfants. Le hashtag « BRINGBACKOURGIRLS » ne suffit plus : il faut aller plus loin. Les autorités politiques et militaires (nationales et internationales) se doivent d’être des alliés et doivent être perçues comme tels par les populations. Elles doivent travailler au développement économique du Nord du Nigeria pour isoler Boko Haram qui ne pourra plus s’appuyer sur le sentiment d’exclusion de ces populations afin de  s’attirer leur sympathie, car c’est de là que ces groupuscules tirent leur force pour instaurer la terreur.

Ce qui se joue ici, n’est pas juste un combat contre le terrorisme, c’est un combat pour la paix, un combat contre l’obscurantisme. Il est important de neutraliser ces groupuscules avant que la peur installée au cœur des villages ne ferme définitivement la porte à l’ouverture sur le Monde.

Annie EYENGUE

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