Voirie : des choix techniques et une exécution perfectibles

Posté par saintmichelps91 le 5 mars 2013

Les Saint-Michellois sont de plus en plus nombreux à savoir que les services d’entretien des axes de circulation, qu’ils soient piétonniers, cyclables ou carrossables, ont été mutualisés au sein de la communauté d’agglomération de la vallée de l’orge ; c’est la compétence voirie.

Ceci dit, les priorités restent définies par chaque municipalité, seul le budget est mis en commun pour escompter des économies d’échelle. La responsabilité de la majorité municipale n’est donc pas dégagée lorsque des choix approximatifs sont proposés ou que la qualité de l’exécution est sujette à amélioration.

Exemple n° 1 : Croisement rue des Processions – rue du Clos Giboux. Il y a quelques semaines, une demi-douzaine de plots en plastique a été vissée au centre de la chaussée, pour matérialiser visuellement les portions dévolues aux deux sens de circulation. L’expérimentation a duré en tout et pour tout quelques heures : l’aménagement de ce virage rendait impossible la circulation des bus ! Si l’on conçoit volontiers la finalité de ces études financées par les impôts locaux, il est très difficile pour les habitants de comprendre le non remplacement du miroir parabolique, déposé au même endroit depuis des années. Ce miroir sécurisait la manœuvre des usagers tournant à gauche en indiquant clairement, de nuit et surtout en journée, la proximité d’usagers remontant de la mairie. Après de nombreuses demandes transmises par le Conseil de Quartier Ancien – Les Glaises (CQ n° 2) restées vaines, des familles craignant pour leur sécurité, en sont réduites à consentir à un long détour. Vue du profane, la pose du miroir ne coûte pourtant pas cher. Au-delà du problème de sécurité, l’absence de pédagogie pour expliquer aux citoyens la dépose d’un miroir qui n’avait rien d’accidentogène illustre un véritable souci de démocratie locale. L’absence d’accrochage dans ce virage ne doit pas inciter à l’indifférence face au stress des automobilistes qui y sont confrontés jour après jour.

Exemple n° 2 : Croisement rue Fontaine de l’orme – rue Jacques Prévert – rue de la Ferté. La rue la plus large, jusqu’ici prioritaire, a désormais le même statut que les 2 autres, dans un jeu généralisé de priorités à droite. Encore une fois la légitimité de l’expérimentation n’est pas en cause ; dans le cas d’espèce, sa signalisation horizontale avec des bandes orange peintes au sol, et donc non exclusivement verticale aurait à coup sûr évité les accrochages verbaux et métalliques qui ont suivi sa mise en place, l’un des automobilistes ayant raison selon l’ancienne configuration, le second n’ayant pas tort, d’après la nouvelle configuration des lieux.

Exemple n° 3 : Aménagement du sentier Gallot, tronçon parallèle à la voie ferrée. Moins d’un an après la réfection de ce chemin piétonnier, les racines d’arbres ont commencé à éclater par endroits le bitume rouge. Il était pourtant possible d’anticiper ce désagrément en creusant juste un peu plus profondément pour révéler et sectionner ces racines sans compromettre la vie des arbres et des arbustes. A un moment donné quelqu’un n’a pas su défendre l’intérêt du contribuable saint-michellois, cette personne a failli à son devoir de contrôle de la bonne exécution des travaux. Pour ne rien arranger le long de ce chemin, les trois quarts des 16 lampadaires sont inopérants, ce qui par ces temps de pénombre hivernale, expose les marcheurs aux accidents de plain pied : aspérités du sol et déjections canines certes biodégradables mais quand même.

Exemple n° 4 : Longévité des colmatages des nids de poule. Ces rustines qui font suite aux rigueurs (toujours présentes) de l’hiver sont posées avec une insoutenable légèreté. Au lieu de préparer les bords de la crevasse pour que le nouveau matériau accroche mieux, le travail est exécuté comme si l’objectif était précisément de garantir la reprise de l’activité l’année suivante. Quelqu’un devrait dire non à cette stratégie.

Non, il n’y a pas de fatalité. Une attention plus soutenue au bien-être des habitants de notre ville, à leur sécurité sur la voie publique, à l’amélioration de leur cadre de vie est non seulement souhaitable et légitime mais aussi possible et surtout sans taper chaque année dans leur porte-monnaie.

 Le Bureau de la Section

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